Quelles matières textiles choisir pour quel vêtement ?

Parmi toutes les matières textiles disponibles dans l’industrie, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. C’est pour cela que nous avons spécialement choisi de vous guider dans cet article pour que vous puissiez connaître l’essentiel et faire le bon choix pour vos vêtements. 

Fibres naturelles et fibres chimiques, quelle différence ? 

Un premier grand classement des fibres textiles est celui qui consiste à les séparer en deux catégories. Ce sont notamment d’une part les fibres naturelles et d’autre part les fibres chimiques. Comme leurs noms l’indiquent, les premières s’obtiennent par la transformation d’une matière naturelle végétale ou animale. Les fibres naturelles issus de matière végétales sont par exemple :

  • Le coton ;
  • Le lin ;
  • Le chanvre ;
  • Le kapok ;
  • L’ortie ;
  • La ramie.

Celles issues de matières animales sont :

  • Le cuir ;
  • L’alpaga ;
  • Le mohair ;
  • Le cachemire ;
  • La soie ;
  • L’angora.

Les fibres naturelles représentent un peu plus d’un tiers des matériaux produits. D’un autre côté, les fibres chimiques composent les deux tiers restants. Ils se divisent également en deux, à savoir en fibres artificielles ou fibres synthétiques. Les premières proviennent de la transformation chimique d’une matière naturelle, telle que le bois ou les plantes. La transformation consiste concrètement à dissoudre l’élément de nature végétale dans un solvant et de transformer la solution en la plongeant dans un bain d’acide. Ce sont notamment la viscose, le modal, l’acétate, le pinatex, etc. Les fibres synthétiques quant à elles proviennent du pétrole, ce qui sont les cas du polyester, de l’élasthanne, du polyamide, de l’acrylique et du polyester recyclé.

Quelles matières textiles choisir pour préserver l’environnement ? 

A premier abord, on pourrait être tenté de penser que les matières naturelles sont évidemment les meilleures pour l’environnement. Malheureusement, tel n’est pas toujours le cas. Dans chaque catégorie de fibres, il y a les plus et les moins. Alors que les matières naturelles sont toutes biodégradables et la plupart recyclables, elles nécessitent énormément d’eau, d’énergie et de pesticides dans leurs cultures. Les plus consommatrices sont le coton, le cuir et le lin. A savoir que l’utilisation de pesticides est néfaste dans le sens où ils s’infiltrent dans l’eau et y créent une surface de sel. Par ailleurs, ils rendent les terrains inutilisables et engendrent les maladies chroniques. Du côté des fibres chimiques, la fabrication se fait souvent à partir de substances chimiques telles que les PFCs qui sont cancérigènes. Voici donc les matières textiles à privilégier si vous souhaitez préserver l’environnement. 

Les cotons bios et recyclés

A savoir que la culture du coton demande énormément d’eau et de pesticides. Le coton bio en constitue une bonne alternative en ce qu’il n’utilise pas de pesticides et la consommation d’eau va jusqu’à 60 % en moins. Pour s’assurer que vos vêtements aient été réalisé en coton bio, il existe le label GOTS (Global organic textile standard).

Les cotons recyclés proviennent soit de la chute de production soit des vieux vêtements. Leurs faibles consommations d’eau et d’électricité leur procurent un bilan environnemental plus intéressant que le celui du coton traditionnel. 

Le lyocell, le tencel et le lin

Le lyocell est une fibre artificielle totalement inoffensive. La dissolution du bois s’effectue dans un solvant organique recyclable. Marque déposée appartenant à la famille du lyocell, le tencel provient du bois d’eucalyptus et assure que le bois utilisé provient de filières durables. Le lin constitue également une fibre très écologique, car il demande très peu de ressources naturelles.

La laine et la soie

Non traitée avec des produits chimiques, la laine est une matière écologique. Les seuls problématiques relèvent des conditions d’élevages et de leurs impacts sur l’environnement. D’un autre côté, la soie requiert souvent l’utilisation de pesticides. Le fil se récolte majoritairement en ébouillantant les larves de Bombyx. Cependant, il existe une filière de soie dépourvue de pesticide, dont il est possible de récupérer le fil après l’éclosion des chrysalides. 

Quelles sont les matières textiles à éviter ? 

Considérablement nocives pour l’environnement tant dans le processus de fabrication que dans leur cycle de vie, les matières telles que le polyester, le polyamide et l’élasthanne sont à éviter. En effet, à côté du fait qu’ils proviennent du pétrole, ces matières relâchent des microparticules plastiques à chaque lavage qui aboutissent dans les océans. Ces derniers constituent une catastrophe pour la biodiversité. Il en est de même de la viscose qui, bien qu’issue d’une matière naturelle, requiert l’utilisation de produits chimiques dans la fabrication. Le coton traditionnel est également à éviter car la culture demande beaucoup d’eau et de pesticides. 

Quelles matières textiles choisir pour les vêtements ?

Face à la multitude de matières disponibles dans l’industrie du textile, il peut être difficile de s’y retrouver. Voici un guide pour vous aider à choisir la matière idéale pour vos vêtements.

Les matières pour la conception de pulls, de manteaux et de vêtements d’hiver

En période d’hiver, la matière à privilégier pour la fabrication des pulls et des manteaux est la laine. Cette matière est dotée de propriété thermo-régulante et est un excellent isolant pour permettre de vous garder au chaud sans pour autant faire transpirer. Pour les tee-shirts et les chemises, les matières respirantes sont également à privilégier pour éviter de transpirer. Pour cela, les matières idéales sont le coton, le lin, la laine ou le tencel. 

Les matières textiles à choisir en été

En période d’été, sont à éviter les vêtements synthétiques qui font transpirer. A la place, il faut privilégier les vêtements légères et naturelles fabriquées à partir du tencel, du lin, du coton bio ou du chanvre. La propriété thermo-régulante de la laine en fait un parfait allié tant en hiver qu’en été. 

Les matières pour les vêtements techniques

C’est uniquement pour la fabrication de vêtements techniques que les matières synthétiques sont à privilégier. Ces matières sont en effet dotées de propriétés intéressantes telles que l’imperméabilité ou encore la résistance aux déchirures. Pour cette raison, il est possible de porter des vêtements synthétiques pour les vêtements de sport ou protection.

Depuis que le gouvernement a rendu obligatoire le port de masques de protection respiratoire dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19, la population est confrontée à l’urgence de se procurer des masques. Cette fois, les consommateurs ont constaté qu’il existe plusieurs types de masques disponibles sur le marché. Bien que les masques les plus courants restent des masques chirurgicaux jetables, le fait que les masques en tissu deviennent de plus en plus populaires existe toujours. Les gens veulent souvent connaître ce masque en tissu. 

Le masque en tissu a causé un effet a priori négatif 

Comme certains masques en tissu sont plus ou moins translucides, les gens voudront peut-être savoir que ces masques sont vraiment résistants au coronavirus. D’autant plus qu’une analyse un peu minutieuse montre que l’écart entre les mailles du tissu varie généralement entre 5 microns et 200 microns. Sachant que des virus tels que le SRAS-Cov-2 et le Covid-19 ne mesurent que 1 micron, les gens peuvent délibérément soupçonner si les masques en tissu peuvent vraiment résister à ces virus. Par conséquent, on estime que le virus pourra traverser les mailles du tissu du masque. Avec un certain humour, les critiques qui s’opposent au masque en tissu l’assimilant à un écran qui peut prétendre arrêter les moustiques ! En fait, cette analogie a des limites. Les masques en tissu sont très efficaces pour prévenir le coronavirus. 

Les masques en tissu sont des filtres à mailles hermétiques

 Afin de mieux apprécier l’efficacité des masques en tissu, il est à noter que le virus se dépose principalement en gouttelettes. Ces gouttelettes sont projetées de la bouche lors de la parole. Lorsque vous éternuez, ils seront toujours jetés par votre nez. Quand quelqu’un parle ou éternue, nous inhalons ces gouttelettes.

Cependant, le plus petit volume de ces gouttelettes est plus grand que celui du coronavirus car leur volume est de 5 microns. Par conséquent, lorsque l’écart entre les mailles est également de 5 microns, la maille du tissu du masque est suffisamment serrée pour intercepter ces gouttelettes. Mais que se passe-t-il lorsque l’écart entre les grilles dépasse 5 microns ? 

Le masque en tissu est un filtre colmatant, ce qui est plus efficace car il peut capter les particules ralentissant 

De plus, la maille du tissu est pourvue d’innombrables filaments pour combler les trous du tunnel. Ces filaments sont des obstacles insurmontables que les Microdrops ne peuvent surmonter. De plus, les gouttelettes et autres particules en mouvement dans l’air subissent une certaine inertie, qui tend à entraver la dynamique de leur mouvement. Cette inertie est due à l’influence de la force opposée au mouvement de ces particules. Les physiciens qui étudient ce genre de phénomène microscopique de mouvement l’appellent un phénomène de subsidence. Le mouvement des particules est généralement aléatoire, voire complètement chaotique. Les particules entrent rapidement en contact avec les fibres du masque en tissu, c’est ce qu’on appelle la diffusion. 

La recherche confirme l’effet filtrant des masques en tissu 

Les scientifiques n’ont pas attendu la crise du Covid-19 pour mener une série d’études sur les masques de protection respiratoire. Des études connexes ont été menées sur des masques en tissu vers les années 1960 et 1970. Dans ces études, les grosses particules et les particules fines ont été distinguées. Les grosses particules sont appelées gouttelettes et les particules fines sont appelées aérosols. 

Deux masques ont servi de support à ces expériences. Le premier masque en tissu se compose de 4 couches de tissu en coton. Le deuxième masque en tissu est constitué de deux couches de flanelle comprimées entre deux couches de coton. La capacité de filtrage de ces deux masques est respectivement de 99% des grosses particules et 89% des particules fines. Les conditions expérimentales sont que deux personnes portent ces masques lors de conversations de routine. 

Les masques en tissu maintiennent la pureté de l’air ambiant 

L’avantage de ces résultats est que les masques en tissu peuvent bloquer les projections respiratoires suffisamment en amont pour éviter qu’elles ne se propagent dans l’air ambiant. Par conséquent, des particules de toute taille sont piégées dans le tissu du masque et ne resteront pas dans l’environnement. Dans cet environnement, ces particules ne retomberont pas à la surface. Par conséquent, l’ensemble de l’environnement, comme le conteneur et le contenu, ne sera en aucun cas pollué. 

Les masques en tissu sont des filtres multicouches 

Des études ont montré que l’empilement de plusieurs couches de tissu pour fabriquer un masque peut augmenter l’efficacité du masque .En effet les masques en tissu composés de 2, 3 ou 4 couches de tissu peuvent offrir un niveau de protection plus élevé. Ainsi il est possible de superposer des tissus de même nature ou des tissus de propriétés différentes. Il n’est pas recommandé de dépasser 4 couches, car une épaisseur de tissu trop importante limitera la perméabilité à l’air. 

D’autant plus les tissus utilisés pour fabriquer des masques ont généralement plusieurs épaisseurs. Ces multiples épaisseurs se détachent comme une série d’obstacles cumulatifs devant les particules. Ceux-ci ne peuvent plus avancer à travers le masque en tissu. C’est pourquoi ils ne pourront pas toucher le visage du porteur du masque. Par conséquent, les particules sont bloquées par le masque en tissu. Par conséquent, les masques en tissu peuvent prévenir efficacement le coronavirus.

 

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